Publié le: 11 oct.2010 à 11:10 par LukeGibson 2,0 sur 5
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Bruno Mars est sans aucun doute un artiste talentueux. Sa voix douce sur le hit de B.o.B, Nothin on You lui a permis de passer d'une piste de bien-être à une sensation Top 40. Il a rapidement agi sur l'élan et a sorti le film accrocheur Just The Way You Are, qui a atterri au sommet du Billboard Top 100. Le fausset léger et l'écriture accrocheuse de l'artiste ont une étoile écrite partout. Alors, quand Bruno livre enfin sa première offre complète avec Doo Wops & Hooligans, nous ne pouvons pas nous empêcher d’être un peu surpris.




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Pour être franc, Doo Wops & Hooligans tente d'être tout pour tout le monde. Il passe de la sensation d'une précédente sensation pop, Leona Lewis sur Just The Way You Are à imiter Daniel Powter (Bad Day) sur un Lazy Day. L'album n'a pas d'identité, et à chaque chanson, il s'enfonce encore plus dans la crise. Les problèmes avec le projet ne sont pas le chant ou la production; en fait, Bruno Mars a l'une des voix les plus soyeuses à présenter depuis assez longtemps. Le problème n’est même pas l’écriture de chansons, il est clair que Bruno aura une longue carrière d’auteur-compositeur, si rien d’autre. Le problème commence et se termine par le manque de cohésion que contient le projet.






Doo Wops & Hooligans s'ouvre avec Grenade et Just The Way You Are, tous deux purement pop. Ils fonctionnent et on s'attend à ce que Grenade suive le succès de Just The Way You Are à la radio. Ne vous y trompez pas, les morceaux ne révolutionnent pas la musique pop, et bien qu’ils aient le potentiel de devenir des succès, c’est en partie à cause du climat musical d’aujourd’hui. À partir de là, Bruno saute au classique R&B pour bébé en faisant de la musique avec First Time. La production est sur le point avec une faille de guitare Reggae, mais le résultat final est plus générique que l'original.

À partir de leur album, une plongée dans le genre no man's land. Runaway Baby est sans doute la meilleure chanson de l'album, mais ne ressemble en rien aux autres. Il présente son écriture Laissez-moi réfléchir, laissez-moi réfléchir, que dois-je faire? / Tant de jeunes lapins enthousiastes que j'aimerais poursuivre / Maintenant, même s'ils mangent dans la paume de ma main / Il n'y a qu'une seule carotte et ils doivent tous la partager. C'est le type d'écriture avec lequel les fans s'attendent à ce que Bruno remplisse un album, mais malheureusement, le moment va et vient. Lazy Day est horrible et se présente comme une performance de micro ouvert au fromage qui espère faire rire. Bruno continue son album de cerveaux épars avec l'euro qui sonne Marry Me. Une chanson plus tard, il déroule une ballade pour piano, Talking To The Moon, qui est magnifiquement chantée, mais qui sort du contemporain. Count On Me s’inspire fortement de la reprise d’Israël Kamakawiwo’ole de Somewhere over the Rainbow. Le projet caméléon de Bruno Mars rend même les bonnes chansons moins sincères. Alors qu'il dérive du karaoké de Jason Mraz à Amy Winehouse puis fait une halte dans le quartier de Trey Songz, rien ne semble sincère. Est-il poli, bien sûr, mais au-delà, cela n'a que peu d'impact sur l'auditeur.



Le seul autre point lumineux de l'album est Liquor Store Blues avec Damien Marley. La production est dope, et Bruno semble extrêmement naturel en planant dessus. Lyriquement, il brille avec le crochet, je prends un coup pour ma douleur / Un coup pour mon chagrin / Je suis foiré aujourd'hui / Je vais bien demain. La pertinence de la chanson est particulièrement frappante auprès de ceux qui vivent une période économique difficile. C’est le moment où l’écriture de Bruno semble se transcender au-delà de lui-même. Malheureusement, c’est trop peu trop tard.

Doo Wops & Hooligans aurait dû être un début brillant d'un artiste talentueux. Malheureusement, il manque un récit personnel, aucune direction, et franchement une formule qui n'est pas entièrement basée sur les ventes. Si nous croyons qu’un premier album s’écrit de la naissance au moment de sa sortie, on serait amené à croire que Bruno Mar n’a vécu que quelques instants dans sa peau. Les années en tant qu'auteur-compositeur de référence l'ont amené à s'éloigner de son propre son et à se rapprocher d'une stratégie de vente. Bien sûr, l'album a l'opportunité de réussir, les caméléons réussissent régulièrement, mais ne vous y trompez pas, Doo Wops & Hooligans est un début que Bruno Mars pourrait un jour regretter.